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Final Fantasy IX

Final Fantasy IX
Attention : risque de spoilers !!


Final Fantasy IX est le troisième et dernier opus sorti sur Playstation One, successeur de deux jeux ayant rencontré un large succès au niveau international. Mais contrairement à FFVII et VIII qui s'inscrivaient dans un monde futuriste, FFIX revient à un univers plus médiéval, à l'époque des rois. Bien qu'on retrouve Hironobu Sakaguchi à la production du jeu et qui souhaitait faire de cet opus une sorte de « retour à la source », ce n'est pas Tetsuya Nomura qui est au poste de chara-designer, mais Toshiyuki Itahana, au style bien différent. Cela n'a pourtant pas porté préjudice au charme que dégage le jeu.

Djidane Tribal : « A-t-on besoin d'une raison pour aider quelqu'un ? »
Jeune voleur de la troupe des Tantalas, doté d'une queue de singe et d'un sens du relationnel bien développé. Altruiste et volontaire, il s'est toujours demandé d'où il venait et pourquoi son apparence était si différente des autres habitants d'Héra. Sa mission d'enlever la princesse Grenat l'amènera à débuter une quête qui le mènera contre son gré à la découverte de ses origines...

Grenat di Alexandros : « On m'appelle Princesse, mais je veux rester moi-même... »
Mage blanche et princesse d'Alexandrie. Alertée par l'ambition dévorante de sa mère de conquérir tout le Continent, cette jeune femme qui ne connait du monde que ce qu'elle a toujours lu dans les livres ira jusqu'à fuir sa ville pour porter ses inquiétudes sur la situation à la connaissance du roi de Lindblum. Son voyage lui apprendra énormément...

Adelbert Steiner : « Est-ce vivre que de consacrer ma vie à autrui ? Qui m'apportera la réponse ? »
Capitaine des Brutos, garde du château d'Alexandrie et entièrement dévoué à la Princesse Grenat. Il s'est fixé comme mission de ramener saine et sauve Grenat au château, ne cessant de faire des reproches à Djidane qu'il ne peut pas supporter et le rendant responsable d'à peu près tous leurs maux. Leur quête lui apprendra à ouvrir les yeux.

Bibi Orunitia : « Vivre, c'est prouver qu'on vit ? »
Petit Mage Noir maladroit qui s'est retrouvé happé dans l'aventure un peu par accident. C'est sans doute le personnage le plus intéressant du point de vue de l'évolution de sa pensée et de sa vision de la vie, et le plus attachant. Il aura à faire face à de nombreuses situations de crise qui ne cesseront de le faire s'interroger... et il n'aura de cesse de rechercher les réponses.

Freyja Crescent : « Rien n'est plus douloureux que l'oubli... »
Chevalier Dragon, originaire de Bloumécia, la cité de l'Éternelle Pluie. Elle est à la recherche de son maître et amoureux, disparu depuis de nombreuses années. Puissante, dévouée à son peuple et à son roi, mais également désespérée, elle saura faire preuve de force et de volonté pour surpasser les obstacles, aussi immenses soient-ils.

Kweena Quen : « Je fais ce que je veux. Ça te dérange ? »
Le personnage sans doute le plus insolite de toute l'équipe. Kweena est un Kwe, une créature qui vit dans les marécages et dont la grande ambition est de goûter à tout ce qui existe de comestible dans le monde. Cette image un peu légère est pourtant trompeuse, mais vous aurez le loisir de le découvrir dans le jeu. De plus, si vous savez utiliser Kweena et ses compétences comme il faut, elle se révélera une alliée très précieuse...

Eiko Carol : « J'ai un sourire triste ? Euh, oui... »
Mage blanche et dernier Invokeur du village de Madahine-Salee, cette fillette de six ans a grandi entourée de Mogs. Un peu insolente, amoureuse de Djidane et jalouse de Grenat, elle fait aussi un peu tourner Bibi en bourrique. Pourtant, cette petite un peu trop seule pour son très jeune âge (6 ans) est un personnage puissant.

Tarask Coral : « Mon désir ? Mes capacités ? Veux-tu que je te les montre à l'instant ? »
Mercenaire d'abord employé par Alexandrie, Tarask est le dernier à rejoindre l'équipe. Son principal trait de caractère est l'orgueil, et il ne semble vivre que pour combattre. Une ancienne affaire le lie à Djidane, dont il garde une certaine rancœur. Il apprendra néanmoins à voir les choses sous un autre angle grâce à ce dernier.

Kuja : « Celui qui souhaite le bonheur futur dort pour oublier les malheurs du passé… Il souhaite faire des rêves joyeux parce qu'il ne peut oublier la triste réalité. »
L'antagoniste principal. D'abord à la solde de Branet, il se révèle bientôt que c'était en réalité la reine qui était la marionnette du puissant magicien. Kuja est lié à bien des situations dramatiques du jeu, qu'il n'a provoquées que pour satisfaire son unique ambition... que je vous laisserai découvrir par vous-même !

Histoire


Vous incarnez Djidane, voleur blond à la queue de singe et aux origines inconnues faisant partie de la bande des Tantalas, une troupe de théâtre qui est sur le point de donner une représentation au château d'Alexandrie pour le 16ème anniversaire de la princesse Grenat. Cette pièce n'est en réalité qu'un prétexte, car le but des Tantalas est tout autre : kidnapper la princesse ! Mais c'est sans compter sur le désir de cette dernière de quitter le château pour se rendre chez son oncle, le roi Cid, à Lindblum, pour l'entretenir de certaines de ses inquiétudes...

C'est donc avec Djidane et Grenat, et accompagné de Steiner, le très consciencieux capitaine de la garde et de Bibi, petit mage noir maladroit, que débute l'aventure. L'intrigue évolue doucement mais sûrement, prenant toujours davantage d'ampleur. Elle commence par une reine à la soif démesurée de conquête et alimentée par les promesses d'un magicien, jusqu'à prendre l'apparence d'un complot bien plus important et qui ne menace pas seulement les royaumes du Continent de la Brume, mais aussi les trois autres Continents, jusqu'à bientôt mettre en danger l'existence même de la planète.

Au travers de vos pérégrinations sur chaque continent d'Héra, vous allez rencontrer de nombreux personnages, aux caractéristiques particulières et aux histoires qui seront, au fur et à mesure du jeu, toutes exploitées, enrichissant ainsi la spécificité de chacun d'eux : entre Bibi et sa recherche constante du sens donné à la vie et Freyja qui se retrouvera à devoir se battre contre l'oubli, le vécu et les sentiments de chaque personnage seront développés, ce qui à mon sens, les rend d'autant plus attachants et les ancre véritablement dans le contexte de l'histoire et de l'intrigue.

Ayant joué à FFIX assez jeune, la portée du jeu au niveau philosophique ne m'a pas atteinte dès la première fois où je l'ai terminé. Je me rappelle même très bien avoir râlé sur le boss de fin, puisque je ne voyais absolument pas ce qu'il faisait là. Pourtant, lorsqu'on reprend le jeu depuis le début et qu'on fait vraiment attention aux dialogues des personnages – protagonistes et antagonistes – la présence de Darkness (Nécron pour les puristes) est totalement justifiée.

Et c'est là je trouve le plus gros point fort de Final Fantasy IX. Outre les autres aspects positifs du jeu que je développerai plus bas, l'histoire, son dénouement et les messages philosophiques qui y sont liés démontrent que FFIX est beaucoup plus profond que ne pourrait laisser penser au premier abord son graphisme et son univers si différents des deux précédents opus.

Gameplay


Gestion des compétences


Écran d'activation des compétences de soutien
Il y avait le système des Matérias dans FFVII, le sphérier dans FFX. Chaque joueur ayant jamais touché à un Final Fantasy a forcément une méthode d'acquisition des compétences qu'il a plus apprécié qu'un autre. En ce qui concerne FFIX, il s'agit des Magikolithes, dont la maîtrise est directement liée aux armes et aux équipements compatibles avec chaque personnage.

Au final, c'est très simple : équipez Djidane de sa Mithdague, à laquelle est associée la compétence Mithridate (protection contre l'empoisonnement). Faites-le combattre avec cette arme jusqu'à ce qu'il ait acquis suffisamment de Points de Compétence pour que la jauge de Mithridate soit pleine : la compétence est acquise ! Oui, mais. C'est là qu'intervient la gestion des Magikolithes. Leur nombre croît en fonction des niveaux, et c'est à vous de choisir quelles compétences vous souhaitez activer chez le personnage. Imaginons que vous disposez de 10 Magikolithes. L'activation de la compétence Mithridate en requiert 4 : ils vous reste 6 autres Magikolithes à répartir entre les autres compétences. C'est à mon avis une méthode simple, pas trop prise de tête à gérer ou à modifier.

Combat


Écran de combat
Chaque personnage, qu'il soit dans votre équipe ou qu'il s'agisse des ennemis, est soumis à la jauge ATB : Active Time Battle. Lorsqu'elle est remplie, le personnage est en mesure d'agir. C'est aussi simple que ça. Néanmoins, ce système peut se révéler assez ennuyeux, car il suffit que les jauges de chaque personnage se remplissent de la même manière pour laisser de grands moments de vide durant les combats. C'est assez rare cependant, et vous avez toujours la possibilité de choisir l'ordre d'attaque des personnages quand deux de ceux de votre équipe ont leur jauge pleine, ce qui permet de rééquilibrer un peu le temps de combat.

Un autre point : La Transe. Il s'agit de la jauge rouge, juste en dessous de la jauge ATB, qui se remplit au fur et à mesure que le personnage prend des dégâts. Et quand elle est pleine, le personnage entre en Transe, c'est à dire qu'il a accès à de nouvelles compétences disponibles uniquement dans ce mode. Le gros souci, c'est que vous n'avez aucun pouvoir sur la Transe. Contrairement à FFVII où vous pouviez utiliser l'attaque spéciale du personnage quand bon vous semblait, sur FFIX, quand la jauge est remplie, le personnage entre immédiatement en Transe. Même si c'est la fin du combat et que vous êtes dégoûté car vous pensiez que la jauge serait pleine lors du combat contre le boss suivant et que ça aurait valu le coup.

Quêtes annexes


Best chocobo ever

Si la quête principale est longue en soi, ce n'est pourtant pas elle qui vous prendra le plus de temps, surtout si vous décidez de terminer toutes les quêtes annexes de Final Fantasy IX. Or, ce jeu en regorge littéralement. Qu'il s'agisse de faire sauter Bibi à la corde le plus de fois possible pour gagner des objets et des cartes, de partir à la recherche de trésors avec Choco le Chocobo, de devenir le maître incontesté du Tetra Master ou encore de réunir toutes les Pierres Stellaires, franchement, il y a de quoi faire !

Musique


La bande originale de Final Fantasy IX : c'est juste un véritable chef d’œuvre.
Et pour cause puisqu'on retrouve derrière elle le génie de Nobuo Uematsu, compositeur de toutes les bandes son de la saga depuis le tout premier opus. Que ce soit pour illustrer une scène à connotation comique, pour accentuer le côté dramatique d'une situation ou pour doter chaque personnage d'un thème musical mettant en valeur des traits de leur personnalité, Uematsu est un virtuose en la matière. Résultat : la musique du jeu est un autre de ses points forts, illustrant parfaitement l'univers médiéval du jeu. « The Place I'll Return to Someday » vous donnera envie de plonger dans le jeu, « Zidane's Theme » vous filera l'envie de siffloter en chœur, « Hunter's Chance » vous octroiera la patate pour la fête de la Chasse, et vous poserez votre manette quand résonnera à votre oreille l'excellentissime « You're Not Alone ». Bref, la musique de FFIX est le point sur lequel je ne taris pas d'éloge. Tout simplement écoutez-la, vous ne le regretterez absolument pas.

Je vous propose même d'écouter quelques pistes:


Graphismes


L'univers dans lequel se déroule Final Fantasy IX est superbe, complexe et détaillé. Les paysages dans lesquels évolue votre petite équipe sont originaux et valent le coup d'être examinés de près. Prenez la ville de Lindblum : perchée en haut d'une falaise, toute en hauteur, cette ville fortifiée et les quartiers accessibles au joueur ont été travaillés et ça se voit. Donc, pour ce qui est des décors, rien à dire, vous aurez tout le temps de les admirer, et à juste titre ! De même pour les cinématiques qui sont toutes à couper le souffle.


Tu la sens la puissance de Bahamut ?


Osez dire que ça ne vous donne pas envie d'entrer explorer.



Artwork de Bibi par Yoshitaka Amano
Le seul hic résiderait dans le graphisme des personnages, bien éloigné des proportions plus réalistes des protagonistes de Final Fantasy VIII. À côté de leurs prédécesseurs, les personnages de FFIX passent plus facilement pour des chibis. Pourtant, cette apparence n'ôte rien à leur charisme. Les animations sont fluides, il n'y a pour ainsi dire pas de défaut de caméra, c'est donc presque un sans faute pour le graphisme.

À noter que les artworks de base du jeu ont été réalisés par Yoshitaka Amano, artiste ayant déjà prouvé son talent à l'aquarelle lors de l'illustration des précédents épisodes de la série.


Ouuh la belle référence
Jouez à Final Fantasy IX et vous êtes certain de passer un très agréable moment. Personnellement, je ne me lasse jamais d'y rejouer et je retrouve toujours avec plaisir chacun des personnages pour les voir évoluer au fil du récit. Il est regrettable pourtant que ce jeu que je trouve excellent se soit fait évincé par ses deux prédécesseurs aux univers futuristes. FFIX est à mon sens un opus qui rend hommage à l'esprit originel de la saga, de par ses liens très étroits avec le concept du Cristal, symbole de vie. Par ailleurs, de nombreuses allusions aux épisodes précédents sont présents dans celui-ci, ce qui rend ainsi hommage à la saga dans son ensemble.
, le 18.11.2014

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Titre original Final Fantasy IX
Support(s) PlayStation
Date de sortie
Genre RPG
Développeur Squaresoft
Éditeur Infogrames
Multijoueur Non
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