Byousuku 5 Centimeters - Otaku-Attitude - Plus qu'une passion, un mode de vie !


Byousuku 5 Centimeters

Byousuku 5 Centimeters
5 centimètres par secondes.
C'est la vitesse à laquelle chutent les pétales de fleur de cerisiers lorsque le vent du printemps remue les branches des grands arbres roses. Chute lente et inexorable qui reflète la rencontre de 2 éphémères ...
Akari et Tokiko, amis d'enfance séparés douloureusement par un déménagement de la petite fille, ne se sont plus vus depuis 6 mois. C'est ainsi avec tendresse et appréhension que Tokiko rejoint Akari dans un rendez-vous aux allures d'adieu, car il doit lui annoncer qu'il va à son tour devoir changer de ville et qu'il sera dorénavant difficile de se revoir...

Tokiko Tohno : Tokiko fait tout ce qu'il peut pour protéger Akari, pour qu'elle souffre le moins possible et préserver leur relation si douce et particulière.
Gentil, il prend soin des autres mais ne sait pas vraiment ce qu'il veut faire, ce qu'il veut être si ce n'est là pour Akari.

Akari Shinohara : Akari était une jeune fille calme et renfermée, qui préférait la compagnie des livres à celle de ses camarades, d'où des moqueries et autres blagues de mauvais goûts de la part des autres élèves. Tokiko fut le seul à la protéger, ce qui développa un lien puissant entre eux.
Très sensible et attachée à Tokiko, elle prend soin après son déménagement de lui écrire régulièrement ce qu'elle fait de ses journées, comme si ils étaient encore ensemble tous les jours...

Critique de Shisaï


La chose qui nous frappe pendant les toutes premières minutes du film est sa beauté.
Personnellement, j'ai rarement vu une telle précision dans les détails – dans le décor du train par exemple - et un tel travail sur la lumière – les scènes sous la lumière pâle et timide de l'aube sont de vrais petits bijoux.
Cette ambiance, si soucieuse de retranscrire la réalité, nous mène à un sentiment paradoxal : l'émerveillement et la révélation. Car le scénario est un témoignage, une accusation contre ce temps qui passe si irrémédiablement et si cruellement, sans laisser un moment pour se retourner.
Un sujet simple mais qui nous parle, joué avec tant de justesse qu'il est difficile de ne pas être touché, à mon avis.
La musique, dernier vernis à ce superbe tableau, accompagne nos sentiments, ajoute des nuances à la douleur des personnages, à leur acceptation résignée et obligatoire. L'instrument principal est le piano, donnant au générique de fin des airs de morale dramatique, une conclusion parfaite, douce et superbe - oui j'aime beaucoup le piano.
Dommage cependant que l'ending le précédant soit assez bizarre à l'oreille, en particulier la voix du chanteur qui, je trouve, s'assortit mal avec les paroles percutantes et déléguant les regrets des protagonistes.

Critique de Yomigues


Attention, cette critique comporte des spoils !

L’amour, encore et toujours

Ah l'amûr, ah que c'est bô ! Le thème récurrent qu'est le premier émoi amoureux dans la japanimation est presque devenu galvaudé avec le temps… Effectivement, on ne compte plus le nombre d'animés codifiés de bout en bout et dotés d'une fin convenue que l'on devine 25 épisodes avant le grand final ou bien 89 minutes avant la fin du film, nous laissant souvent pantois devant un manque si cruel d'originalité et d'émotions (hélas).


C'est là le grand problème d'une quantité affolante de studio : on se contente bien souvent de la recette à succès du moment en essayant sans grand succès de se différencier grâce à une sempiternelle histoire d'amour d'enfance pour ne citer que cette astuce bien connue du public otaku. Résultat : on obtient un titre fade, qui ne marque pas les esprits.

Et soudain, Byōsoku Go Senchimētoru sort en 2007. C'est un véritable pied de nez aux productions de l'époque, Makoto Shinkaï apporte sa vision épurée, fleur bleue et cruelle pour nos p'tits coeurs du premier amour.

Candeur

Pour servir son propos, Makoto Shinkaï découpe son film en 3 parties bien distinctes d'environ 20 minutes chacune : Ōkashō, Kosumonoto et enfin Byōsoku 5 Senchimētoru. Elles lui permettent de nous montrer l'évolution sentimentale que peut connaître "l'amour à longue distance". Parce que oui, c'est de cela qu'il va nous parler tout au long de ces 63 minutes. Vous vouliez un peu d'originalité, et bien à la vôtre les amis !

On commence tout d'abord en s'attardant sur l'enfance (Ōkashō). À l'arrivée d'Akari Shinohara dans son école, Takaki Tono se lie rapidement d'amitié avec elle : ils sont victimes d'allergies saisonnières et ils préfèrent rester à l'intérieur de l'école pour les éviter. Tout semble se passer au mieux pour ces deux enfants qui n'osent pas encore s'avouer leurs sentiments.

Malheureusement, Akari déménage à la fin de l'école primaire. Ils entretiennent alors une correspondance régulière pour garder le contact, mais le destin s'en mêle : Akari va déménager encore plus (trop ?) loin, à Kagoshima. Takaki se décide d'aller la voir, surement pour la dernière fois… Après maintes péripéties, les deux enfants finiront par se retrouver et échangeront leur premier et dernier baiser sous un cerisier enneigé, pour repartir, chacun de son côté, au lendemain de cette nuit qui les a réunis, en ressentant l'amertume des circonstances qui les éloignent à tout jamais.

Amertume

Vous l'aurez compris, après le départ à Kagoshima de la demoiselle, la question sera de savoir si leur amour, pur et sincère, pourra survivre à leur séparation forcée. Shinkaï optera pour un développement assez réaliste et par conséquent… triste et mélancolique. La réponse, aussi pénible paraît-elle, sera non.

Dans la 2nd partie (Kosumonoto), nous suivons donc Takaki, devenu un adolescent. L'action se situe désormais au centre spatial de Tanegashima. Tono ne peut encore se faire à l'idée que sa relation avec Akari a connu un terme. Il passe donc, sans s'en rendre compte, à côté de l'amour qu'éprouve pour lui Kanae Sumida, une camarade de classe. Celle-ci le voit constamment concentré sur son portable, envoyant visiblement des mails à quelqu'un. La jeune fille comprendra bien vite que l'esprit de son ami est ailleurs et qu'elle n'a aucune place dans son cœur. Incapable d'oublier son ancien amour, le jeune adolescent ne se rend pas compte qu'il blesse Kanae, avec qui, il aurait peut-être pu oublier Akari. Elle préférera donc taire son amour, qui restera à sens unique.

Avenir

Nous terminons avec la troisième partie (Byōsoku 5 Senchimētoru ). Le lieu où se déroule cette ultime séquence est Tokyo. Takaki est maintenant un homme et n'a toujours pas pu oublier son amour d'enfance. Au bord de la dépression, il délaisse toute forme de vie sociale et en dehors du travail, reste cloîtré chez lui. Akari quant à elle prépare son mariage et a réussi à tourner la page, à retrouver le bonheur auprès d'un autre là où Takaki est malheureusement resté prisonnier de son amour. Voici la scène finale dont j'analyserai les dernières secondes :


Dans ce finale, Akari et Takaki se croisent. Alors qu'il se retourne pour apercevoir Akari, un train l'empêche de la voir. Une fois le train passé, la jeune femme a disparu et Takaki s'en va, le sourire aux lèvres alors qu'il semblait bien mal en point quelques instants auparavant. Cette dernière rencontre lui permet tout simplement d'aller de l'avant. Il se rend compte qu'Akari a pu vivre heureuse sans lui et il se rend probablement compte que lui aussi pourrait en faire autant. L'espoir renaît et on peut supposer qu'il finira par trouver le grand amour d'autant plus qu'une de ses collègues n'est pas indifférente à son charme.

Merveille visuelle et musicale

Avoir opté pour un ton résolument réaliste et plein de douceur a grandement contribué à faire de Byōsoku Go Senchimētoru un chef d'œuvre.
Mais il ne faudrait pas oublier de souligner que l'atmosphère divinement poétique de ce film doit aussi beaucoup à sa magnifique bande-son (de Tenmon) et à son design général très soigné.

Les ombres et les lumières sont particulièrement bien gérées, les décors crèvent l'écran et les cadres sont bien amenés. Un grand merci à Takayo Nishimura pour son chara-design des personnages vraiment sublimes, alliant à la fois l'authenticité et la candeur. La BO n'est pas en reste et colle parfaitement à l'ambiance mélancolique du titre. On se souviendra tout particulièrement de la chanson finale de YAMAZAKI MASAYOSHI « One more time, One more chance ».

Bilan de Shisaï


Un film magnifique, d'abord graphiquement puis par son message tendre, transmis de la plus belle manière, de façon simple et naturelle - je le précise, on ne peut que capter le symbole à la fin du film, ça n'est pas une de mes interprétations farfelues et compliqués.
A voir pour s'émerveiller, admirer, rêver, comprendre.

Bilan de Yomigues


Les pétales de cerisier tombent en 5 secondes… c'est aussi le temps que je vous laisse afin de vous procurer ce petit bijou d'animation. Quoi ? C'est trop court ? Bon je vous laisse 5 secondes de plus alors. Avec son enrobage de tendresse mélancolique et son cœur d'amour fleur bleue (sans jamais tomber dans le gnan gnan) Cette ode à l'amour mérite amplement une place dans votre dvdthèque, à visionner impérativement avec 2 paquets de mouchoir à portée de main. Pour une fois que le sujet est traité de façon assez universelle et sans fioritures, il serait franchement dommage de passer à côté.
, le 09.12.2009

Commentaires 1

Note moyenne des commentaires : 1 2 3 4 5
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Lexie Arsonist Voir le profil
27.08.2015 à 15h09
Je viens témoigner de la beauté de cette merveille. (Qu'on ne peut qualifier autrement)
Tout porte à l'émerveillement, autant dans l'animation que dans le scénario et dans la musique. C'est d'ailleurs la dernière musique qui a réussi à faire couler mes larmes.
Merci pour cette magnifique description qui m'a permise de replonger dans l'atmosphère mélancolique de "5 centimètres par secondes"!
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Titre original Byousoku 5 centimeter – A Chain of Short Stories About Their Distance
Sortie
Genre(s) Amour & Amitié, Drame
Auteur(s)
Éditeur Kaze
Site officiel 5cm.yahoo.co.jp
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